Soft Computing révise ses objectifs de chiffre d’affaires et de rentabilité pour l’exercice 2001
Confronté à un ralentissement de la demande, Soft Computing révise ses objectifs de croissance et de rentabilité pour l'exercice 2001 et annonce un plan d’actions visant à améliorer sa rentabilité d’exploitation.
Initialement fixé à 24.4 millions d’euros, l’objectif de chiffre d’affaires est révisé à 22 millions d’euros soit une croissance annuelle de 145 %. La société attend sur le premier semestre 2001 un résultat d’exploitation négatif de l’ordre de 2 millions d’euros et un retour à une marge bénéficiaire sur le second semestre 2001, alors que les objectifs initiaux prévoyaient 6 % de rentabilité d’exploitation sur l’exercice 2001.
Un chiffre d’affaires du premier semestre 2001 prévu aux alentours de 10.5 millions d’euros
Les premières estimations de chiffre d’affaires, non auditées, ressortent aux alentours de 10.5 millions d’euros, soit une croissance de 215 % par rapport au premier semestre 2000. Cette croissance est néanmoins contrastée selon les activités :
- Les activités de conseil (50 % du chiffre d’affaires en 2000) ont subi un ralentissement et les taux d’occupation sont en baisse,
- Les prestations informatiques autour du CRM et des EAI (40 % du chiffre d’affaires en 2000) se développent conformément aux plans ; de plus, l’agence de Lille, créée début 2001, a franchi le seuil de rentabilité et contribuera positivement au résultat d’exploitation de l’exercice 2001.
- Les services opérationnels d’hébergement et de datamining (10 % du chiffre d’affaires en 2000) croissent plus rapidement que prévu.
Une rentabilité estimée du premier semestre 2001 amputée par le ralentissement de la demande sur les métiers du conseil et par des charges non récurrentes
Compte tenu de la saisonnalité de l’activité, le premier semestre se solde historiquement par des pertes d’exploitation (12 % du chiffre d’affaires en 2000). Ces pertes d’exploitation, selon les premières estimations non auditées, seront de l’ordre de 2 millions d’euros, (comprenant des coûts non récurrents de déménagement et de restructuration). Hors exploitation, la société a décidé de prendre acte dès ce premier semestre 2001 de l’effondrement du marché de la publicité et d’amortir l’ensemble de la survaleur de Soft Computing Média, soit environ 0.6 million d’euros, sur l’exercice 2001.
Des actions immédiates pour améliorer la rentabilité du second semestre 2001
Pour s’adapter à une décélération de la demande, Soft Computing a engagé dès à présent un ensemble de mesures qui réduisent les charges sur l’ensemble de l’exercice par rapport au plan initial : réduction des frais généraux et maîtrise de la croissance des effectifs non techniques.
En parallèle, Soft Computing a mis en œuvre un plan d’action visant à améliorer son efficacité commerciale et la pertinence de son offre. Grâce à ce plan, la marge d’exploitation redeviendra positive dès le second semestre 2001.
Des atouts pour saisir la reprise de la demande
Eric Fischmeister, Président de Soft Computing déclare : « les décisions gelées par les clients ne pourront pas l’être très longtemps et la fin des projets euro déclenchera une relance de la croissance des commandes notamment de la part des banques qui représente 40 % du chiffre d’affaires du groupe Soft Computing ».
Par ailleurs, Gilles Venturi, Directeur Général de Soft Computing souligne plusieurs facteurs positifs qui placent Soft Computing dans une position optimum pour saisir la reprise :
- Notre pression commerciale a plus que doublé par rapport à l’année précédente et le taux de succès sur les appels d’offres reste très élevé, signe que l’offre est en phase avec la demande du marché,
- Le second trimestre 2001 a été l’occasion d’ouvrir de nombreux comptes à fort potentiel et le carnet de commandes à fin juin est pour 40 % garni de projets en amont, indicateurs précurseurs d’un regain d’activité à 6 mois,
- La faible exposition internationale s’avère un atout compte tenu du fort ralentissement de la demande en Scandinavie et dans les pays anglo-saxons,
- La clientèle de Soft Computing essentiellement constituée de grands comptes et la forte exposition au secteur bancaire constituent des gages de solidité pour le moyen terme,
- Le rapprochement avec Synetics engagé début 2001 se déroule bien et permet au groupe de tirer profit de la forte demande sur le domaine de l’EAI,
- La société dispose d’une trésorerie nette d’environ 5 millions d’euros et d’un endettement nul.
Soft Computing est l’acteur de référence français en matière de conseil et de services en Gestion de la Relation Client (CRM). Ses prestations s’articulent autour de trois axes : le conseil, l’ingénierie et l’hébergement à valeur ajoutée ; elles s’inscrivent dans une logique d’applications multi-canaux : forces de vente, points de vente, centres d’appel, Internet, SMS, etc. La stratégie de Soft Computing est de devenir le leader du conseil et des services en CRM en proposant une offre globale et exclusive de « One stop shopping CRM ».
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Armelle Le Guennec
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